Titina La Classe

Rien à faire, le design sera toujours aussi moche. Pimp moi un artiste si tu veux des jolies couleurs.

31 mars 2005

Je rigole, je rigole

Le saviez vous?

Si on tape "jumelles lesbiennes" sur Google, il y a de fortes chances de tomber ici en premier (donc du coup, là ça va être encore pire). Il y en a qui doivent être déçus.
Ca fait très nerd, mais regarder d'où viennent les gens qui vont sur ce blog est toujours un grand moment de bonheur Nutella.

Le lien funky du moment du dedans de mes recherches juristico-bling bling, qui m'empêchent temporellement de produire des analyses littéraires : www.legifrance.org

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Problèmes de fille.

Pour une fois, inversons le problème. TitinaLaClasse vous donne les phrases exclusives et certifiées pour virer les gros relous. Parce que ça arrive, des fois.
Allez ça balance :

- Je peux pas, j'ai exposé de droit administratif demain. (testé hier, bon, ça marche moyennement, avouons le)
- J'ai rendez vous au CHU pour un dépistage (imparable)
- Il y a du sang sur le dancefloor en ce moment (idem)
- Euh non (manque de classe, mais ça a le mérite d'être direct)
- Ta gueule, connard (idem)

playlist en ce moment en direct du dedans de mon lecteur CD : Svinkels - Le Svink' c'est chic

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29 mars 2005

Là, c'est un peu facile, j'avoue.

TTC - Ebisu rendez vous (Bâtards Sensibles)

"Tid’ le maso bâtard plaisant fouinant trouvant des vrais collectors au pays du soleil levant
Importé en occident et payant comptant."

Le dernier mot ("comptant") qui clôt admirablement le premier titre de Bâtards Sensibles est équivoque. Il possède en effet un homonyme : "content".  En jouant sur cette ambiguïté, l'on peut imaginer que Tido Berman exprime la joie qui l'habite dans cette visite en Orient et souligne ainsi un dualisme frappant : d'un côté le capitalisme effréné avec le terme "comptant", de l'autre une sensation purement gratuite et primaire ("content").
L'on retrouve encore une fois dans l'utilisation de ce mot  la thématique du paradoxe et de l'ambivalence, repris fréquemment par TTC, notamment sur l'album "Bâtards Sensibles"
Voir le post, ici, : "Quelques réflexions sur Bâtards sensibles", (réflexions auxquelles on pourrait rajouter cette analyse du mot "comptant".)

A noter : cette homonymie est pleinement exploitée sur le Screwed and Chopped by DJ Raze, je ne dirai jamais assez combien cet album est génial.

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28 mars 2005

Petit compte rendu de concert.

Je profite de mon retour à la vraie vie post-"Cui Cuite" Crit' 2005 pour blablater un peu du concert du Klub des Loosers, James Delleck et Cyanure de ce vendredi.

Déjà, la salle du Jardin Moderne est fort sympathique, bien que trop excentrée à mon goût. Mais bon, après un bon plan loose, normal, j'ai quand même réussi à y parvenir, et même, miracle, à rentrer chez moi sans problème, malgré le lâche abandon de notre ami la mascotte officielle, qui préféra se trémousser dans une box of night plutôt que d'assister à un concert qui promettait d'être grand. J'ai failli mettre mon T SHirt orange "Celui qui prend la Rennes ne sera pas roi"* parce que bon, faut pas déconner, c'était le Crit, mais je me suis abstenue, à part pendant quelques minutes dans la file d'attente. Cette parenthèse refermée, rentrons dans le vif du sujet : eh bien, oui, c'était grand.

James Delleck est un garçon sympathique, qui a l'air de s'excuser d'être là et implore l'indulgence du public : on n'a pas l'habitude de tant de sollicitude. Pourtant, dès qu'il rappe, il n'y a pas à dire, il assure. James Delleck, ne t'inquiète pas, le public a aimé ta prestation. Beaucoup d'exclusivités, du Gravité Zéro, un "Réverbère" toujours aussi poétique, de la captation de nos voix pour un futur titre... La soirée commence bien, ouais! Comme cela faisait un bon brin de temps que je n'avais pas écouté le monsieur, j'ai trouvé qu'il y avait une nette amélioration depuis "Acouphène", parce qu'avant je le trouvais un peu inégal, capable du meilleur comme du moins bon. Là, je suis rassurée, le public rennais a assisté au meilleur.

Arrive Cyanure, en solo, pour une apparition assez brève -deux trois titres- mais qui a enflammé les coeurs. Mon voisin de gauche, qui ne connaissait pas, a eu visiblement l'air d'apprécier, si l'on prend comme unité de mesure l'intensité du mouvement oscillatoire de sa tête. C'est clair, Cyanure maîtrise,et il promet de revenir pour des impros. Chouette.

Place maintenant à Fuzati, masqué comme il est de rigueur, qui attaque avec le désormais célèbre "Hymne", ça fait plaisir. Après, que dire? Je m'attendais à un déchaînement de misanthropie, et bien même pas. A part quelques doigts d'honneur, rien de spécial. Niveau prestation, c'est très bien. Pas trop de parlotte, des titres qu'il est bon d'écouter en live, pas de réactions de haine du public quant aux lyrics - ben oui, maintenant, tout le monde connaît le Klub, les gens du public connaissaient donc les paroles, ou du moins savaient à quoi s'attendre. DJ Detect est vraiment mis en avant par Fuzati, et ça, c'est cool, parce que Detect, il gère, et ça sans en avoir l'air (lui aussi il fait tout gentil - commentaire de fille). Les gens qui disent que le Klub des Loosers se résume à un seul membre sont un peu cons, parce que sur scène, c'est une vraie alchimie (oui c'est beau ça).

Enfin, Cyanure revient pour une session d'impros avec Fuzati, avec thème "à la carte". C'est le public qui choisit : les masques, Jean Claude Van Damne, le SM, les dauphins... Honnêtement, les impros sont vraiment énormes, il n'y a pas trop de rimes gratuites, et Cyanure garde un flow de ouf. Franchement , rien que pour ça, le concert était incontournable (ça c'est pour dégoûter notre mascotte officielle). De plus le manque d'impros est souvent ce que je reproche aux concerts rap, donc c'est une TitinaLaClasse comblée qui revint ravie de cette soirée au pays des galettes de roi, des couronnes et des chats.

*slogan qui ne vaut pas,en terme de dessous de la ceinture, "Handball Total- Ejac Faciale"

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23 mars 2005

Expliquer l'inactivité.

Bon, ce blog a de force chance de ne pas être mis a jour le week end (Ami rennais, ne traîne pas rue de la soif samedi soir ou tu aurais des surprises) qui s'annonce, mais ne pleurez pas, d'autres analyses arrivent dès la semaine prochaine dès que j'aurais retrouvé mes capacités de réflexions mises à mal par trop d'alcool, de sport et de fête (et de serrages si possible).

Question : si toi aussi tu vas au concert du Klub des Loosers vendredi soir dans la cité rennaise, contact me! titinalaclasse@yahoo.fr pour ceux qui n'auraient pas vu "Contactez l'auteur"

Posté par Titina à 23:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2005

Petite précision

Pour les gens qui viendraient ici en croyant que je n'écoute que TTC, et bien je dirai juste qu'ils se sont trompés. Alors pour ne pas effrayer le peuple quant au niveau de fanitude de TitinaLaClasse, je propose ici une succinte et légère revue de quelques disques récemment acquis légalement par moi :

          

      Bâtards sensibles screwed and chopped by DJ Raze : ben quoi y'a pas que TTC dessus! J'aime beaucoup, notamment l'enchaînement Leguman Break/Dans l'Club Intro/Dans l'Club, qui a pour effet de produire chez moi une certaine transe frénétique. Dans Ebisu RDV il y a une petite trouvaille qui s'inscrit involontairement dans la lignée de ce blog, j'en parlerai plus tard.

En résumé : c'est du screwed, c'est super bien fait, ça donne un autre regard sur l'album, il y a des milliers de petits instants de joie intégrale dessus. Vive la Suisse Touch.

 

           Hocus Pocus - 73 Touches : j'ai un gros problème avec cet album. Soit je le trouve super frais, drôle et bien trouvé, soit il me fait mortellement chier. Je peux le trouver super original (instrus, thèmes, textes...) ou alors complètement anodin (pour les mêmes raisons). Prenons par exemple J'aimerais : c'est très intimiste, c'est fin, l'instru est sympathique, il y a un petit scratch d'une phrase de T-Love (B Girl Anthem, normal, j'aime bien.). Donc : bonne chanson. Mais après, on peut se dire que c'est quand même bien plat. Pourquoi? Ben c'est ça le hic, je n'en sais rien.

Je n'ai pas donc vraiment d'avis définitif sur cet opus, mais quand même on peut dire que quelques titres accrochent l'oreille (Feel Good est énorme). Même si parfois, cela fait très exercice de style-dictionnaire des rimes. Mais 73 Touches possède un esprit vivifiant, c'est léger et ça se laisse écouter facilement. Bon allez, j'aime bien. A écouter au soleil, la fenêtre ouverte sur une brise printanière, avec un Martini blanc à la main.

A part ça, il fait un temps à se réécouter Elation - Spring Fever. It's Springtime!

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20 mars 2005

Encore Girlfriend.

TTC – Girlfriend (Bâtards sensibles)

"Marche droit, parle pas, avale, aboie. "

Le couplet de Tekilatex s’achève sur un rythme quaternaire ouvert*, ce qui laisse à penser que la description pourrait encore continuer. Ce qui est d’ailleurs fait avec le couplet de Cuizinier, qui poursuit la gradation commencée par les derniers mots de Tekilatex.

Ces remarques liminaires étant faites, nous permettant d’ores et déjà de prendre conscience de la structure très organisée de cette phrase, attardons nous maintenant sur les sonorités. On observe tout d’abord une assonance en « a » assez flagrante. Pourquoi le a ? Bien entendu parce qu’il rappelle typiquement un cri de jouissance « ahhhhhhhhhhhhh » pendant l’acte sexuel (précédemment, dans le même morceau « quand tu jouis »).

L’on observe en outre une homéotéleute en « oi », qui dissone quelque peu alors que toutes les autres voyelles sont des a. Mais le « oi », phonétiquement, rend la même chose que « wahhhhhhhh », autre cri de jouissance.

*pour la définition, voir le message "Lâchons quelques instants TTC"

Posté par Titina à 18:06 - Analyses de TTC - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 mars 2005

Un message inutile de plus.

(pour prouver que c'est pas faute d'avoir essayé d'écouter autre chose que du rap)

Les rimes nulles, ou de l'usage du Dictionnaire des rimes françaises dans les chansons pas bien.

Par exemple, allez au hasard (!), dans Sinsemilia : "confiance/conscience". plus cheap, c'est pas possible.

Posté par Titina à 19:49 - Je dis ça je dis rien - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mars 2005

Un peu de grandiloquence, bordel de merde.

TTC - Girlfriend (Bâtards sensibles)

Tout le monde l'aura remarqué :

"On m'appelle Cuizinier, laisse moi donc te dire aç

Aç aç aç aç aç aç..."

L'on aurait pu dire : ouais ben bon, ça fait ass en Anglais, c'est cool il y a un jeu de mot. Voilà quoi.

Mais je préfèrerais que l'on s'exprimasse ainsi : le je utilise tout d'abord une catachrèse chère au rap français ("aç"), ce qui pourrait paraître un peu ridicule, surtout si l'on pense à la construction ultérieure du couplet* . Mais ensuite, Cuizinier emploie une ambiguïté du langage, avec un signifiant [as] renvoyant à deux signifiés différents (ass et ). En remotivant ainsi une catachrèse un peu bidon, Cuizinier utilise une syllepse de sens assez inédite. Cette ambiguïté, détournant le langage de sa fonction habituelle, qui est celle d'informer les destinataires de façon claire et précise, prouve l'ambivalence et la complexité des rapports homme/bitch.

Décidément, Girlfriend n'aura pas fini de nous étonner.

*voir un précédent post sur ce même blog, "Un orgasmique chiasme".

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16 mars 2005

Il ne faut surtout pas se dire...

...qu'en ce moment a lieu le concert de Roots Manuva à deux pas de chez soi et que comme on est un gros boulet, c'était déjà complet quand on a voulu acheter sa place. Non, il ne faut surtout pas y penser.

Sans déconner, c'est aussi petit que ça l'UBU? ou alors c'est encore ces gens qui ont vu "roots" dans le nom et qui se sont dit qu'ils allaient pouvoir sortir leurs bonnets péruviens et qui ont pris les places?

Pffff.

Posté par Titina à 22:38 - Je dis ça je dis rien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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