Titina La Classe

Rien à faire, le design sera toujours aussi moche. Pimp moi un artiste si tu veux des jolies couleurs.

29 juin 2005

Les grosses têtes présentent

aka mes potes sont drôles et en plus ils partagent mon goût pour les jeux de mots douteux.

"-Elles sont bien tes nouvelles chaussures. Tu les as achetées chez André non?
-Ben non, c'est juste des Bata stupides. Pas des bâtards sensibles hein."

Huhuhuuu.

Djazzs tu fais quoi mercredi prochain? J'ai un dîner.

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25 juin 2005

Vous avez un nouveau message.

Il est des SMS brillants que l'on reçoit en se levant pour aller bosser un samedi matin et qui sont durs à comprendre.

Un exemple : "Grose Dcouverte je ss ds 1 fest é 1foi 2 plus le H.I.PH.O.P a doné la leçon o wok n'wol avec Sage Francis:grosseprésence tte mystik, eficaciT ésurtt mecsurdrole"

Bon, déjà je situe l'auteur de ces lignes entre 3grammes et 3,2 grammes. Et Sage Francis heu...

Ah ben il est beau notre crew.

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24 juin 2005

Un peu de littérature, une fois n'est pas coutume.

Pour ceux que l’analyse littéraire intéresse, je suis en train de lire un bouquin très bien – A la réflexion, de David Lodge. C’est cet auteur britannique, qui, à l’instar d’Umberto Eco, est à la fois universitaire et auteur de best sellers « littéraires ».

Il s’agit d’une compilation d’essais assez courts mais denses sur différents aspects de la littérature, les techniques d’écriture etc. C’est très intéressant et surtout, chose rare dans ce domaine, hyper accessible pour les gens qui comme moi ne font pas d’études littéraires. 

Une foule de thèmes sont abordés, toujours de façon claire, et ça se lit très très bien, pas besoin de se prendre la tête des heures pour comprendre une phrase de dix mots.

A propos des analyses littéraires, D. Lodge cite cet exemple que je trouve très éloquent : dans l’un de ses romans, un personnage a une femme qui s’appelle Hilary et une maîtresse, Joy. Or, un critique littéraire remarque que Hilary dérive du latin hilaritas, qui signifie… la joie. D. Lodge écrit à ce propos qu’il n’y avait pas du tout pensé lors de la conception de son roman, mais que ce parallèle convient tout à fait à la situation…

Je pense que ce livre peut, en plus, vraiment donner envie d’aller plus loin dans les lettres. Mais même si l’on n’est pas fana de littérature, c’est à lire. Ce qu’il dit sur le roman peut être appliqué à l’écrit en général, je pense.

Fin de la communication du Cercle littéraires des amis de Gérard Genette et d’Aldo Malccione.

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22 juin 2005

La fête de la musique.

Fête de la musique

Mardi 21 juin 2005

Comme chaque 21 juin depuis plusieurs années, la musique est à l'honneur dans toute la France.
Cosne n'échappe pas à cet engouement et la Ville a prévu pour cette année encore, des animations musicales au centre-ville. Répartis sur plusieurs sites, les groupes et les styles se mélangeront pour satisfaire les goûts de tous les spectateurs cosnois et des alentours.

Le programme de la soirée :

Boulevard de la République

19h ________ P'tit Jack - Rock
20h ________ Groupe Choral Variations - Ecole de musique
20h30 ______ Formule 6 - Variété française
22h ________ Groupe SMR - Rock
23h ________ Formule 6 - Variété française

+ possibilité de restauration sur place

Place de la Mairie

20h ________ La Griffe Verbale - Rap / Hip-hop

Salle Palatine

19h _______ Groupe Choral Variations et la Compagnie de Saint-Genes

Afin que chacun puisse profiter pleinement et en toute sécurité de cette soirée, le boulevard de la République sera fermé à la circulation.

D'autres animations musicales sont prévues dans les cafés et bars de la Ville, venez nombreux !

Très bonne soirée musicale !


N'oublions pas que cette ville a enfanté l'une des gagnantes de la Star Ac. Et ça c'est la classe absolue.

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21 juin 2005

Trop cool

L’enculé le plus cool – Cuizinier (Pour les Filles)

" Bitch, rappelle-toi moi tueur

Il n’y a pas plus balèze que moi sinon tu meurs,

Je suis ce que dans le sport on appelle buteur"

Remarquons en premier lieu la subtilité du titre, aux sonorités parfaites par ailleurs (l’enculé le plus cool).

Mais ce qui nous intéresse ici réside dans le dernier couplet : l’utilisation du champ lexical du meurtre est en effet fort judicieuse. Si la rime tueur/meurs en appelait logiquement une troisième sur le même thème, l’auteur surprend en faisant appel à un tout autre registre, celui du sport, pour la troisième phrase. Cependant,  l’on remarque que, bien qu’il semble s’agir d’un parfait changement de thématique, l’on conserve néanmoins un lien avec le thème précédent. « Comment cela ? » et bien tout simplement avec l’ambivalence sémantique du mot « buteur », qui peut signifier à la fois celui qui marque des buts et celui qui bute. C’est chouette.

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20 juin 2005

Non je n’étais pas morte.

Juste de retour dans ma région viti(pi)cole.

Trop chaud. Dommage, les pieds de vigne ne fournissent pas assez d’ombre et malheureusement la boisson officielle d’ici n’arrange rien niveau chaleur-dans-ta-tête, sans compter qu’en une semaine, pas une seule visite de cave (au moins il y fait frais) , elle est où la jeunesse vigneronne ? Bon je veux bien me la péter toutes vitres ouvertes (la clim est cassée, n’allez pas croire que c’est pour protéger l’environnement, sots) rap-trop-hip-hop à fond et lunettes de soleil, mais dans « l’hôtel de charme » (j’aime beaucoup l’appellation, ça fait genre bar à putes mais en fait non, c’est juste pour dire que c’est classe mais convivial à la fois. Comme moi quoi.) les clients ne devraient pas être trop enthousiastes.

Et en plus, les djeuns d’ici diraient sans doute que « ben non ça c’est pas du rap ». Et je passerai encore pour l’intello de la ville juste parce que j’ai commis l’erreur de dire que je comprenais pas trop le buzz autour de La Fouine. (ouais toujours pas d’ailleurs. C’est correct, d’accord, mais bon pas de quoi en faire des tonnes non plus). « Bah de toute façon t’es une fille. Tu cherches du bon son ? Tu connais Redman ? Sûrement pas hein*.». Si toi aussi, fille, tu subis ce genre de choses, ne t’inquiète pas, ne désespère pas, ne tape surtout personne. Citer Roll K n’est pas la meilleure façon de s’en sortir dans ce cas, essayer de parler de l’apport de T-Love dans la musique non plus. Ouais c’est cool d’être une fille qui écoute du rap des fois , mais pas tout le temps en fait. Bon j’arrête là parce que je crois qu’il y a matière à essai complet, avec anecdotes à la clés, et que ce n’était pas mon but aujourd’hui, mais merde quoi.

*oui j’ai déjà entendu ça, véridique. Ce qui a pour conséquence de me plonger dans des états morfondatoires assez terribles.

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10 juin 2005

Anti-plan de serrage.

Strictement aucun rapport avec ce qui va suivre : j’ai fait mangé des trucs bourrés d’OGM (les Kinder Country) à un militant de Greenpeace. Quand je dis que j’ai la classe hein… Prochaine étape : l’emmener au McDo. Difficile, mais bon TitinaLaClasse est irrésistible.

Bon sinon, j’avais il y a quelques temps déjà donné quelques tactiques pour esquiver les relous. Passons maintenant au développement suprême de cette espèce : le relou-qui-s’accroche. On en a toutes au moins un qui traîne dans son agenda, au bout d’un moment c’est chiant.

Pour s’en débarrasser, on pourrait bien sûr s’énerver un bon coup et pfff, fini. Mais non. La crunk barbaragoulderie exige une méthode plus classe. Faut pas jouer avec les sentiments humains (ou avec les envies de se vider les couilles, ça dépend des cas).

Plusieurs techniques sont à disposition :

Ø      1ère technique : laisser faire. Classique. On laisse son portable sonner, on ne répond plus aux mails, bref, on se fait oublier. Mais cette technique est un peu nulle : déjà, puisque le propre du relou est justement d’être relou, il n’est pas prêt de comprendre. Bon, à la limite, ça peut être un bon test pour déterminer son niveau : s’il persiste longtemps, bravo, nous sommes en présence d’un vrai spécimen. On peut se la péter après. Mais c’est chiant.

En plus, à force de voir s’accumuler les appels en absence, on peut très facilement être prise de l’envie irrésistible de décrocher et de hurler une bonne fois pour toutes. Mais alors là, ce n’est pas du tout digne d’une Crunk Barbara Gould.

Ø      2ème technique : être con. Ce qui se traduit par :

-« ah non j’ai pas lu ton mail, je t’assure hihi »

-« l’amitié c’est sacré, vraiment » avec un sourire niais ou, si par mail, un smiley gentillet à la con.

-« Un verre, ce soir ? ah ben non je dois dîner chez tante Denise. Ca te dit ? »

Ca peut marcher, à condition d’être vraiment con et de ne pas s’énerver au bout d’un moment.

Ø      3ème technique : la méthode lourde, aussi nommée « méthode sitcom ». Engager un ami pour le faire passer pour son futur mari-2 enfants- le Scénic et un chien. Mais bon, ça fait très « Hélène et les Garçons » et en plus, attention aux rumeurs : l’ami sus-cité n’a pas nécessairement envie de passer pour non-célibataire, et nous aussi par la même occasion, parce qu’il n’y pas que des relous à serrer.

Ø      4ème technique : la méthode obèse. Céder aux avances du relou, et de fait se montrer nullissime. C’est radical : normalement il oubliera jusqu’à notre prénom. On est débarrassée, mais au prix d’effort considérable : bah oui, c’est justement parce qu’il est relou qu’on voulait éviter ça, sinon ça fait longtemps qu’on l’aurait serré. Ensuite, là encore, attention à la rumeur : si le relou possède un tant soit peu d’influence, le risque d’être estampillée « mauvais coup » est grand.

Mais bon, l’objectif est atteint : plus de relou dans ton agenda !

Conclusion : je veux bosser chez « Vingt ans » plus tard

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08 juin 2005

C'est demain soir.

gravit_z_ro5

Comment je m'habille?

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06 juin 2005

Toujours Pour les Filles... il va falloir s'y faire.

Cuizinier – Bouger ça (Pour les Filles)

Toujours dans ce morceau, et toujours à cause des «ce soir », l’on peut interpréter la répétition de cette expression comme une prédilection pour le hic et nunc, c’est à dire le « ici et maintenant ». En d’autres termes, il faut simplement penser à « bouger ça », id est à oublier sa plus ou moins misérable vie et sentir l’esprit dancefloor s’emparer de son corps, ne plus penser à l’avenir, (thème par ailleurs repris plus loin dans Dans le Club San Andreas Remix) c’est ce soir et maintenant que ça se passe, pardonnez moi cette expression prosaïque .

Pour en finir avec la répétition des mots « ce soir » : dans le premier couplet :

                           « ce soir ce soir, t’en as deux pour une »

La répétition judicieuse de « ce soir » par deux  fois appelle logiquement l’expression « deux pour une ». Cuizinier motive donc habilement son texte en faisant appel à une technique littéro-stylistique du plus bel effet.

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05 juin 2005

Attaquons nous à "Pour les Filles".

Décidément, cette tape est vraiment bien. En plus elle réactive ma monomanie (vous ne savez pas ce que vous ne subissez pas, gens qui ne me connaissez pas. Au fait, j’ai réussi à placer « Moi j’écoute du rap » dans une soirée mondaine entre gens éduqués au rock et aux trucs un peu nerdiques (rien de péjoratif là dedans, je me comprends) et à en parler pendant longtemps sans citer une seule fois TTC, cool non ? bon en même temps j’essayais d’argumenter en disant que le rap ne se limitait pas aux pimps, et aux chaînes en or, donc passer « Hustla » après aurait ruiné mes efforts, je pense. Ha ha j’adore ressortir le discours « Peace Love Unity and Having fun, mouvement artistique complet, philosophie de vie, les textes d’Oxmo blabla» alors que bon on sait tous que c’est plus trop vrai. Et qu’on kiffait Lunatic avant d’écouter Prefuse et après avoir découvert The Message.)

Ah, de nouvelles paroles toutes fraîches à se mettre sous la dent… En même temps, vous pourriez dire : « euh ça ne se résume pas à ça. La branlette intellectuelle l’ analyse sur les lyrics de TTC ne doit pas faire oublier tout le reste, il y a des instrus, des flows aussi : du feeling quoi. » Oui, certes, c’est vrai, je suis d’accord, donc je vais le dire ici même : le rap, ça s’écoute avant tout.

Mais merde, moi j’aime bien la branlette intellectuelle.

Donc : deux trois trucs sur Pour Les Filles ( de Cuizinier of course)

J’aime bouger ça : pour analyser un texte, et ce avant d’aborder la question de possibles doubles sens/sens cachés, il faut tout d’abord s’intéresser aux mots en eux mêmes, très basiquement. Dans ce morceau,  l’on compte ainsi un grand nombre d’occurrences de « Ce soir », ce qui pourrait apparaître comme redondant (NDLR : j’ai pas dit relou). Mais si l’on considère l’instrumental utilisée comme base ici, c’est à dire « I like to move it », parangon de l’eurodance à l’époque de nos boums, il convient de remarquer que cette redondance s’harmonise parfaitement avec le thème de départ. Car qu’est ce qu’était « I like to move it » sinon une redondance infinie ? Donc paf : parfait synchronisme entre l’ancien et le nouveau, la base et sa réactivation.

J’ai pas fini, mais là ça fait long d’un seul coup, et il faut ménager le suspense, donc la suite demain. C’est ça, l’art de la communication.

Posté par Titina à 22:08 - Analyses de TTC - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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